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Extrait tiré pour part de l’entretien initié
par Ludmilla Podkosova
dans le n°40 de la revue POÉSIE PREMIÈRE
à propos des influences de lecture

     À l’adolescence, comme bon nombre d’entre nous, j’ai expérimenté différentes manières de vivre en littérature, au cœur des ouvrages de compagnons de route divers, sans doute en écartant la remarque ironique de Sacha Guitry : À quoi bon apprendre ce qu’il y a dans les livres puisque ça y est ! Cette cueillette de sensations s’est faite dans l’enthousiasme, la fraîcheur aussi, car non programmée, et mue par une nécessité intérieure, immédiate, intuitive, utile à écarter l’amertume d’une mémoire « toxine » et ainsi de pouvoir / vouloir s’abandonner de manière conscientisée à une certaine acceptation joyeuse, sobriété heureuse, telle que l’entend Pierre Rabhi, et ce malgré tout ce qui fâche et révolte, malgré tout !

     Or, il n’est pas ici tant question de fabriquer du nouveau, que de puiser en soi, d’être à l’écoute de ce qu’il y a de plus originel, sensitif, empathique, partageable, dans le but de faire de l’écriture un – lieu de liberté et de jeu, où l’immédiateté du rapport au langage stabilisé par l’acte même de se former, de se déformer et de se conformer à certaines règles de création confère cette énergie mentale, seule capable de rendre toute tragédie supportable, en prolongement d’expériences singulières et autres réflexions sur ce que sont, signifient et entraînent : le mal, la souffrance, la culpabilité, le vertige de l’horizontalité d’équations ancestrales, les mobiles des choix opérés sur la verticale approximative, en marge de « (wo)man-œuvre », l’honnêteté et la beauté, l’intranquillité, mais aussi la force de l’impact du sentiment amoureux sur nos vies humaines, trop humaines… Bref d’observer et de reconnaitre : empreintes, climat, présence au réel, inscrits dans le corps et l’esprit, et dont découlent : nos croyances, nos crédos, qui tel que l’avance Michel Suffran : permett[ent]de maintenir vive une identité en constant péril.

     Ne serait-on effectivement que ce dont on se souvient ? Écrire c’est aussi tenter de donner du répit, une éclaircie à notre être en recherche, mieux respirer et savourer le monde, la bonté du monde, telle que la ressent, Gabriel Okundji.

     Cette cueillette littéraire, lacunaire, élective par essence, mais aussi orientée via le hasard et la quête de – recherche pour trouver, a besoin de temps de maturation, afin de circonvolutionner autour du penser ces textes d’horizons différenciés, avant d’en ressentir les vibrations, établir des correspondances en soi et de pouvoir – avec justesse en rendre l’écume délicate ; ce liant permettant de nuancer le style du corpus en cours de rédaction, avec harmonie ou parfois même une pointe de baroquisme, d’extra-vagance, jusqu’à ne plus réellement savoir reconnaître l’influence ainsi conscientisée, recréée, comme une sorte de traduction à l’infini de l’interprétation feuilletée, se faufilant dans divers registres littéraires ductiles, diverses langues éprouvées, et autres reflets du monde du vivant & des choses, et s’égrainant aux quatre vents, libérée, ouverte à l’horizocéan, balayé par le regard porté sur le permanent flux et reflux, telles les vagues de cet Océan Atlantique, toujours le même et toujours renouvelé, près duquel j’ai l’extrême chance de demeurer.

     Je dis « la chance », car on nait tous dans un endroit prédéfini par la destinée (?!) et il n’est pas toujours permis à chacun d’entre nous de se déplacer ailleurs pour tenter d’y vivre mieux, dans l’allégresse, l’équité et la paix.

     Ainsi, si tel est votre désir, allez donc prendre le pouls de ce travail éprouvé à hauteur de femme, afin d’y exercer votre proménadologie réflexive, à travers les thématiques que je trace simplement – de jour comme de lune, en citoyen du monde qui ne sert aucun prince et enchâssées dans divers genres littéraires, tels que : poésie, géo-poésie et autre proésie, dispensée pour part en ateliers / champs de plein air pour jeunes publics francophones, recherche de création littéraire, nouvelles, roman, théâtre, entretiens, recensions, critiques plurielles & autres communications…

La poésie ?

La poésie – à mon sens fabrique et véhicule : mémoire collective, signes, langues, saveurs & clameurs du temps : présent à tous les présents – délivrant des instants d’une immédiateté fulgurante qui peuvent se révéler exceptionnels, consolatrice de notre âme fragile et déterminée du tout désirant.
La poésie libérée, à la fois intuitive & informée, intemporelle & bel et bien incarnée – pourrait – dans un raccourci baroque et saisissant – suivre les préceptes d’une pure évidence de l’aphorisme suivant, quiétiste, non interventionniste, tel un vol suspendu qui clôt et pratique une ouverture infinie à la fois, et issu de mon dernier recueil, Ex-odes du Jardin – mots contre maux – : Ni naitre. Ni mourir. Aller…

    Cordiales pensées traversières d’orient en occident sur l’aile traversière de l’oiseau… migrateur, à tous & à chacun !

                                            R.D. en frange du Bassin d’Arcachon

Rencontres / annonces / évènements

Communiqué de presse + Bon de commande version trilingue EUR ANTHOLOGIE OLIVIER fr - esp - it-1

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Le recueil Appel du large vient de paraître sur beau papier blanc nacré aux Editions Alcyone.

Tirage limité, numéroté, orné de huit superbes photographies en noir et blanc de Patrice Yan Le Flohic (au prix très abordable de 14,00€ France l’exemplaire).

Pour davantage de précisions sur cet ouvrage et pour vous le procurer, merci de consulter le Site des Editions Alcyone : www.editionsalcyone.fr

1er octobre 2016 n°167

Recours au Poème

Poésies & Mondes poétiques

www.recoursaupoeme.fr

PING-PONG : « trois poèmes de Finlande » de Shizue Ogawa, par Rome Deguergue

Cette rencontre de traducteurs nous est offerte par Rome Deguergue. L’esprit de la rubrique Ping-pong, ouverte avec les poèmes israëliens de Gili Haïmovich, était inspiré par les nombreux échanges entre la poète et sa traductrice. Elle est tout à fait adaptée à cette proposition parvenue en avril dernier. On imagine sans mal la somme de travaux échangés et les amitiés traçant des lignes pacifiques sur un planisphère très crispé en ce moment. (É. P.). LIRE LA SUITE SUR LE SITE DE RECOURS AU POEME ⇒

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Affiche Présentation Collection intuitiste Paris 13 juin 20161

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ANNONCE ÉVÈNEMENT DU 09 MARS 2016

6ème « Lectures déLivrées« , rencontre mensuelle du deuxième mercredi de chaque mois.
Mercredi 9 mars à 20h30, nous présentons le texte théâtral de Rome Deguergue, auteure bordelaise : « À bout de rouge« , édité chez Schena Editore et interprété par la Cie du Sûr Saut.
En comptant sur votre venue,
Bien cordialement.
JCMeymerit, comédien, metteur en scène, directeur du Poquelin Théâtre de Bordeaux-Bastide
poquelin theatre


Revenir au menu pour surfer sur les rubriques successives dont : biobibliographie, ateliers de géo-poésie (sur deux onglets), parutions depuis 2003, extraits de poésie, proésie et prose, rencontres, articles et critiques de /et sur R.D….

 

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3 réflexions au sujet de « Accueil »

  1. Sait-on jamais ce que réserve une rencontre au POQ !! plus sérieusement le Poquelin théâtre le POQ étant le petit nom affectueux utilisé par celles et ceux qui s’y commettent en poésie, s’y révèlent en diseurs s’y rencontrent ! Jean Claude Meymerit grand agitateur de poésie sur Bordeaux nous fit ce cadeau : théâtraliser nos textes avec Michel Suffran et Madeleine Lenoble , ces deux derniers me sont connus , leurs livres aussi ! pour Rome Deguergue j’avais son nom dans l’oreille , entendu plusieurs fois , un nom pareil quand il s’y pose ce n’est pas peu de chose !! Les noms échappent aux réalités, ils vont leur chemin leur légende inventent des histoires . Je pensais cette auteure loin de moi ! je n’imaginais pas une complice en Garonne ! Son texte m’a parlé des rives qui me sont « connues et chères » aurait dit Colette ! Ma rive droite mon estuaire mon bec d’Ambès mon Bassens parfumé de fragrances lointaines ! Quelle belle soirée que ce 25 janvier 2017 !!!

    • Complices en Garonne, effectivement chère Lysiane… La destinée nous a fait nous rencontrer. Aussi tricotons allègrement ces points de croix et exécutons ces pas chassés par les chemins de traverse sur cet itinéraire qui nous est cher, en frange extrême de la belle Garuna aux eaux café-au-lait ! A très vite, Rome

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